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Date de création : 04.10.2012
Dernière mise à jour : 06.06.2013
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APPRENTISSAGE DE L’AVIRON

Publié le 18/10/2012 à 15:24 par demalvoyant-a-aveugle Tags : monde france vie moi bonne roman mer éléments sourire

 

 

APPRENTISSAGE DE L’AVIRON

 

 

Tout a commencé mi-septembre 2009, lorsque Dominique GUENDE s’est mis en tête de constituer une yole avec  un équipage composé, en partie, de sportifs déficients visuels : ce sera un quatre avec barreur.

En effet, cette dynamique Présidente de l’association AVI SOURIRE, s’est persuadée de faire accepter par la Fédération Française d’Aviron, d’inclure une épreuve Handi parmi celles des prochains Championnats nationaux de La Ciotat, programmés le 10 octobre suivant !

Elle a donc contacté quelques associations de notre domaine pour leur proposer ce défi. C’est ainsi que, malgré ma participation à la course ALGERNON, prévue le  lendemain de ces Championnats, j’ai accepté de relever ce challenge ! Cependant il fallait convaincre deux autres déficients visuels de se lancer dans l’aventure ; me vint l’idée lumineuse d’engager Gérard et Christophe. Puisqu’ils allaient participer à la même compétition pédestre que moi, du dimanche 11 octobre, nous serions à égalité de fatigue ! Seul petit problème. Aucun d’eux n’étaient à Marseille ce jour-là, c’est donc sans leur accord que je les ai inscrits ! Devant cela, Marie (mon épouse) a, non seulement, réagi contre la participation à des courses deux jours de suite, mais surtout d’avoir embarqué mes deux compères dans ce qu’elle pensait être une galère.

Quelques jours plus tard, tous ces obstacles franchis, Gérard, Christophe et moi nous retrouvons sur la base nautique de Corbière, quartier de l’Estaque à Marseille. Après nous avoir appris les prémices de l’art du «ramer ensemble», puis nous avoir présenté un bateau et son équipement, nous voici à bord de l’engin ! Gilbert (un ami de trente ans, trésorier de l’association et présent sur tous les bons coups) se voit, lui aussi, enrôler dans l’histoire, pour compléter l’équipage, Dominique à la barre ne sait pas encore qu’elle va vivre un grand moment ! Marie aussi vivra un grand moment… Mais pour elle c’est plutôt de l’angoisse devant les allures et gestes improbables des rameurs novices.

Il faut reconnaître que, malgré les explications, les conseils avisés, la patience et la science déployés par Dominique, nous devions plus ressembler aux pirates mis en déroute par Obélix , qu’à un bateau de compétition !!!

Notre façon, toute particulière, de ramer nous donnait plus l’air de tricoter qu’autre chose ! Avec un fil assez gros nous eussions confectionnés une écharpe pour Notre Dame de la Garde !

Après deux heures d’efforts méritoires, la persévérance de notre coach, une mer d’huile, un temps superbe, notre obstination et, qui sait, le regard compatissant de La Bonne Mère, firent que nous arrivâmes à rentrer à la base en réussissant même à parcourir quelques encablures à l’unisson… Quel exploit !

Après ce premier entraînement, il est bien évident que d’autres seront nécessaires voire indispensables ! Ce sera chose faite, au cours des jours suivants. Pour cette deuxième rencontre, Marie aurait dû être rassurée. Or tout se ligua pour l’inquiéter davantage. Gérard n’était pas loin de penser la même chose ! Tout d’abord la météo, avec un mistral violent et, donc, de belles vagues sur le plan d’eau si calme huit jours plus tôt. Ensuite la défection de deux équipiers nous laissant Gérard et moi, seuls et contraints de monter sur un deux forcément sans barreur, Dominique, à bord d’un skiff, nous escorta tout au long de cette matinée épique. Devant les cris d’orfraies jeté par Gérard pour qui un chavirage était la seule issue possible, Dominique partagea son temps entre instructions et éclats de rire. Quand vint mon tour de prendre en charge le bateau nous sortîmes de la passe et il fallut souquer fort pour maîtriser ce frêle esquif secoué par les flots déchaînés. La flottaison incertaine et les embruns ont fini de convaincre Gérard que j'étais d’un autre monde ! De ma vie, je n’ais eu un tel sentiment de liberté face aux éléments  naturels !

Une fois revenus au port (et à bon port), Gérard «jura, mais un peu tard, que l’on n’y prendrait plus !

D’autres entraînements eussent été utiles, cependant le temps manquait, alors, l’enthousiasme et la foi inébranlable de Dominique eurent raison de nos derniers doutes : c’est ainsi que rendez-vous est pris pour la semaine suivante, à La Ciotat pour nos premiers Championnats de France !!!